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<<COMPTE-RENDU
DES EPREUVES DU BAC>>
Je tiens
à m’excuser auprès
des candidats que j’ai pu
éventuellement déconcentrer
alors que j’ai fait le maximum
pour ne pas trop les perturber puisque
ce n’était évidemment
pas le but.
Je tiens également à
m’excuser sincèrement
auprès des examinateurs/trices,
surveillant(e)s, correcteurs et proviseurs
pour leur
patience.
BILAN PREAMBULATOIRE
(8 mai 2005, veille de la première
épreuve) : Stressé
pour la technique mais confiant
et en pleine forme.

Gymnastique
(09/05/2005) :
Tout s’est
bien passé. Mon complice
a même eu l’autorisation
de filmer et l’ambiance transparaît
bien à travers la vidéo.
Cette épreuve est la préférée
de beaucoup d’internautes.

Natation
(10/05/2005) :
Cette fois-ci
mon complice n’a pas eu l’autorisation
de filmer. Il a filmé mon
entrée en palmes puis on
lui a demandé d’arrêter
de filmer. Il a ensuite essayer
de voler quelques images mais sans
véritable succès,
notamment lors de mon plongeon,
un plat bruyant et douloureux suite
auquel j’ai perdu mes lunettes
de natation et beaucoup de temps.
De toute façon, j’avais
« prévu » de
faire 6 minutes pour avoir la moyenne
et j’ai du faire au moins
15 minutes.
BILAN PROVISOIRE
(10 mai 2005 au soir des épreuves
sportives) : Tout courbaturé
par la natation mais heureux du
résultat pour la gym. Un
peu moins satisfait pour la natation
à cause de l’interdiction
de filmer.

Anglais
(11/05/2005) :
L’oral
d’anglais s’est bien
passé dans le sens où
j’ai pu faire les gags prévus
mais l’examinatrice était
très froide et impossible
de lui décrocher un sourire.
Elle n’avait qu’une
seule expression faciale à
son répertoire. Ce devait
être une anglaise d’origine
qui rit de l’intérieur.
Il faut cependant préciser
qu’elle a en tout premier
lieu eu une attitude arrogante avec
moi ou plutôt Bobi puis s’est
vite ravisé lorsqu’elle
a compris que Bobi était
« différent »
et s’est alors réfugiée
dans une attitude de compassion.
Dès lors l’entretien
s’est très bien passé.
Elle n’a pas rit de manière
démonstrative lors de la
blague de Douyou et a refusé
le cadeau, voyant cela comme de
la corruption. Le physique et la
british attitude de cette examinatrice
me faisant penser à la Reine
d’Angleterre et j’ai
choisi de placer une caricature
de la Reine sur son visage au montage
sur la vidéo.
BILAN PROVISOIRE
(le 11 mai 2005 au soir) : Très
énervé et déçu
du résultat vidéo.
Je ne connais pas encore bien le
matériel.

Cinéma-Audiovisuel
(26/05/2005) :
Au début
de l’épreuve les 2
examinatrices étaient très
fermées, très froides.
Elles venaient juste de découvrir
ma vidéo que j’entendais
du couloir où je patientais.
Elles devaient donc m’observer,
me jauger afin de savoir si Bobi
était juste un personnage
ou si il y avait un peu ou beaucoup
de Bobi en moi. Elles ont été
servies.
Elles se
sont relâchées progressivement
et lors des gags visuels (ballon,
casquette, crevettes…), elles
ont lâché un rire sincère.
L’ambiance s’est détendue
tant et si bien que l’oral
a duré 45 minutes au lieu
de 30 minutes, me privant ainsi
du dernier quart d’heure en
vidéo durant lequel il s’est
passé ce qui suit.
Elles m’ont
interrogé sur mon vécu
scolaire comme l’âge
où j’ai arrêté
d’aller à l’école.
J’ai évoqué
les échec scolaires de Bobi
et de fil en aiguille, elles ont
déterminé l’âge
que je voulais bien faire deviner,
âge qu’elles n’avaient
peut-être pas encore atteint
elles-même. Elles ont véritablement
commencé à me parler
comme un quelqu’un de leur
génération et non
comme un jeune lycéen ni
même un demeuré que
peut parfois paraître Bobi.
Elles ont commencé à
me parler d’un de mes sketches
de la vidéo que j’ai
envoyée à savoir le
sketch du marketing. Elles m’ont
tout d’abord demandé
pourquoi j’ai fait ce sketch.
« Pour faire rire »
ai-je répondu. « Pour
comparer le marketing avec la drague
en boite of night » ai-je
poursuivi. Elles me demandent alors
s’il y avait un message particulier
à travers ce sketch. Mon
silence témoignait de mon
ignorance. L’un des examinatrice
me demande texto :
« A travers ce sketch où
la nana est faite avec un cintre
et un manche à balai, le
message n’est-il pas de dénoncer
cette société ou les
nanas sont considérées
comme des objets sexuels ? Ce sketch
ne veut-il pas faire réfléchir
sur les affiches que l’on
peut voir dans la rue où
les filles sont à moitié
dénudées ? Ne vouliez-vous
pas dire qu’en boite, les
mecs sont juste là pour draguer
les nanas et tirer un coup ? »
J’ai été très
surpris par ces questions dites
avec douceur et sincérité.
Ma seule réponse a été
:
« C’est sévère
pour les mecs ce que vous dites.
C’est de l’humour, c’est
une caricature. »
Elle persévère :
« Bien sûr. Mais en
parlant de marketing direct ou d’autres
termes très commerciaux pour
finir par la réalité
du marché, cela ne signifie-t-il
pas que l’on veut nous vendre
des produits X ou Y, que nous vivons
dans une société dirigé
par la pub ? »
J’ai alors pris un petit sourire
niais et ai répondu :
- « Ah bon ! J’ai dit
tout ça dans mon sketch ?
»
- « Peut-être »
- « Si ! si ! vous avez raison,
c’est exactement ça
que je voulais dire. Vous êtes
douée. Vous aussi vous écrivez
des sketches ? »
- « Non mais j’analyse
des films »
L’épreuve
s’est terminée sur
mon avenir puisqu’elles m’ont
demandé si j’ai mon
bac ce que j’allais faire
si j’obtiens mon bac. Un BTS
audiovisuel ? Une école ?
J’ai dit que je ne savais
pas mais que j’ai pas beaucoup
de sous alors ça sera sûrement
le BTS. Elles m’ont alors
dit que je pouvais toujours contacter
des cabarets avec mes sketches ou
même ma vidéo du bac
pour faire un one-man-show sur scène.
J’ai fait le tout timide en
répondant que j’aimerais
bien mais j’oserais pas, c’est
dur. Elle m’a dit que je pouvais
toujours essayer de faire des représentations
à minuit par exemple. J’ai
répondu qu’à
minuit, ce n’était
pas possible : je dors.
Bref, l’oral s’est terminé
de manière détendue
en se souhaitant bonne chance et
bonne continuation mutuelles. Je
profite de ce blog pour les remercier
chaleureusement.
Il n’est
pas impossible que l’une d’elle
ait vu la caméra au sol lorsqu’elle
est passée derrière
moi ce qui expliquerait la question
finale sur le one-man-show, se doutant
que j’incarnais un personnage
et non que j’étais
vraiment moi pendant l’épreuve.
La seconde examinatrice a par contre
tout gobé et était
beaucoup plus effacée et
compassionnelle.
BILAN PROVISOIRE
(26/05/2055 au soir) : Très
heureux du résultat et en
forme malgré la chaleur.

Japonais
(03/06/2005) :
L’examinatrice,
bien que jeune et jolie, n’avait
pas d’humour et était
même gênée par
mes allusions à la nudité
comme ma traduction de « déshabille-toi
» ou de « j’aime
les japonaises surtout quand elles
sont nues au fond des verres à
saké ».
Elle subissait l’entretien
au lieu de le contrôler. Elle
ne savait pas sur quel pied danser
avec moi et m’a même
demandé si j’étais
sérieux ou non. Mon discours
et mon comportement réguliers
durant les 20 minutes d’oral
m’ont crédibilisé
à ses yeux et m’a donc
souhaité bonne chance pour
la suite du bac même si je
n’ai jamais pu lui faire manger
un sushi ou boire une goutte de
saké.
BILAN PROVISOIRE
(03/06/2005
au soir) : Dommage que cette japonaise
n’avait pas d’humour
mais content du résultat
pour cette avant-dernière
épreuve orale. Fin prêt
pour attaquer les écrits
dans un des plus prestigieux lycées
de la capitale.

Philosophie
(09/06/2005) :
Le juste et l’injuste ne sont-ils
que des conventions ?
Cette fois,
ça y est, le coup d’envoi
des épreuves écrites
est donné lancé traditionnellement
par la philo. Avant l’épreuve,
j’étais moins angoissé
que pour les épreuves orales
car je maîtrise mieux le temps
(heure de début d’épreuve
précise) mais avant cette
première épreuves,
j’avais beaucoup de points
d’interrogation :
- la technique de 3 caméras
dont 2 cachées sur moi sera-t-elle
assez discrète avec mes 2
camescopes dans le dos ?
- il faisait chaud et je devais
rester toute la journée avec
ma « tenue » qui m’a
fait perdre 2 kilos en 2 jours
- quelles sont les limites à
ne pas franchir pour ne pas me faire
virer sans trop déconcentrer
les autres candidats (pas mon but
car ils jouent au moins leur année,
voire leur vie professionnelle avec
ce bac) ni être suspecté
de tricher.
Cette épreuve de philo a
donc été assez cool
visuellement avec quelques peluches
qui ornaient ma table et les accessoires
qui feront toutes les épreuves
avec moi à savoir mes énormes
crayon et stylo. Le plus drôle
étant le contenu de la copie
que j’espère récupérer
en septembre mais que j’ai
déjà retranscris sous
Word. Le thème de cette épreuve
était les questions philosophiques
à 2 balles et les citations
ridicules de Van Damme ou autre.
Les examinateurs de la philo ont
été assez cool. Les
lycéens se sont moqués
de moi. Tout ceci était donc
bien parti.

Maths-Informatique
(09/06/2005) :
Cette fois-ci
- l’épreuve qui suit
aussi - j’étais dans
une grande salle d’examen.
La vue globale avec la caméra
posée est formidable. Les
gags visuels (énorme calculatrice,
dessins au pastel) ont bien fonctionné
et les examinatrices présentes
m’avaient à l’œil
et ne m’appréciaient
pas, je le sentais. Je n’ai
cependant commis aucun impair et
la copie est assez rigolote (cf
fichier Word).

Enseignement
scientifique (09/06/2005) :
Idem que
précédemment pour
le lieu et les conditions et cette
fois j’ai mis le paquet…
de bonbons. Je me suis goinfré
d’un sandwich en bonbons,
de réglisses et de nectar
de baobab tout en collant une douzaine
de bonbons sur la copie (l’odeur
de la colle m’a rendu encore
+ suspect aux yeux des surveillantes).
Le contenu de la copie est selon
moi petit bijou, surtout la deuxième
partie (cf fichier Word).

Français
(10/06/2005) :
Cette épreuve
anticipée (classe de première)
s’est très bien passée
techniquement et au niveau de l’humeur
des examinateurs (y a pas à
dire, dès qu’un homme
est présent, l’ambiance
se relâche dans la surveillance).
J’ai pu utiliser mon toutou
qui remue la tête et manger
tranquillement durant l’épreuve
mes pistaches tout en remplissant
ma copie, truffée de coquilles
et absurdités dont le thème
était les expressions de
Bobi et les proverbes remis à
l’ordre du jour. J’ai
conclu tout cela en dégustant
oignon cru et boudin noir sous les
yeux médusés de mes
voisins. Malheureusement, ceci ne
transparaît pas à la
vidéo.

Littérature
(10/06/2055) :
Pfffff, dure
cette épreuve. Le lieu était
le même que pour la philo
donc le cadrage de la caméra
posée est moyen car je suis
trop loin et l’ambiance tendue.
Toutefois, les 2 surveillantes ont
été relativement cool
en voyant bien qu’il me manquait
une case. Pour l’anecdote,
5 minutes avant le début
de l’épreuve, au moment
de brancher une caméra cachée,
faux contact. J’ai du tout
enlever pour regarder d’où
ça venait et j’ai pu
trouver, régler le problème
et arriver avec 2 minutes de retard
à l’épreuve
(j’ai appris plus tard qu’un
candidat a 1 heure pour arriver
dans la salle après l’heure
officielle. Si j’avais su…).
En rentrant, on m’a demandé
d’enlever mes lunettes. J’ai
fait celui qui ne comprenait pas.
Ensuite en m’asseyant, je
m’aperçois que j’ai
oublié ma convocation et
ma carte d’identité
dans les toilettes. Je demande donc
à aller les chercher alors
que j’avais déjà
jeté un œil au sujet.
Aucune des 2 surveillantes ne m’a
accompagné. J’ai compris
que je ne représentais plus
un danger de tricherie à
leurs yeux. J’ai donc pu consacrer
¾ de mon heure de K7 à
rédiger, sous les yeux ébahis
de ma peluche Tigrou, ma copie de
littérature. Pourtant il
faut souligner que les questions
étaient basées sur
2 bouquins étudiés
au programme de terminale or je
l’ignorais et ne l’avais
donc pas lu. J’ai donc profité
de mon ignorance pour parler d’un
soi disant roman érotique
en alignant réflexions, opinions
et provocations basées exclusivement
sur le sexe (cf fichier Word).
Je sentais le regard insistant d’une
des examinatrices au dessus de mon
épaule parfois, ce que je
n’aimais pas car je me demandais
si elle avait repéré
une des caméras cachées,
la bosse formée dans mon
dos par les 2 enregistreurs ou si
elle lisait tout simplement ce que
j’écrivais. La pauvre
!
Puisque personne n’a le droit
de sortir avant la première
heure d’épreuve écoulée,
j’ai profité de cette
règle à bon escient
pour jouer au Gameboy, à
la voiture à friction, aux
cartes et aux dés en attendant
que le temps passe. Une heure pile
poil après le début,
elle vient me voir pour me dire
que je peux rendre la copie et partir.
Le nez sur ma Gameboy, j’acquiesce
en ajoutant « je finis ma
partie » puis suis sorti en
faisant involontairement pas mal
de bruit.
BILAN PROVISOIRE
(10/06/2005
au soir) : ces 5 épreuves
écrites en 2 jours avec ma
tenue très spéciale,
ma position corporelle peu naturelle
et demandant un effort musculaire
constant ainsi que la chaleur et
un manque de sommeil certain m’ont
achevé. J’ai perdu
2 kilos. Douleurs au dos. Courbatures.
Brûlures causées par
les sangles maintenant les caméras/enregistreurs
devant être très serrées
pour éviter que tout ne s’affaisse.
J’ai 4 jours pour reprendre
mes forces pour les 4 dernières
épreuves de ce baccalauréat
2005.

Histoire-Géographie
(15/06/2005) :
La meilleure
épreuve écrite jusqu’à
maintenant. Malgré l’heure
matinale de l’épreuve,
j’ai réussi à
manger mon Blédina jambon
froid ainsi que 2 bulots à
l’aïoli que j’ai
failli vomir. Mais la crème
de la crème a été
lorsque j’ai sorti tototte,
cache-yeux et petit coussin que
j’ai gonflé afin de
piquer un somme. Les candidats n’ont
pas pu s’empêcher de
rigoler et la surveillante a du
demander le silence après
s’être elle-même
esclaffée derrière
sa feuille. Cette atmosphère
spéciale rend pas mal au
montage.
Le deuxième effet kiss-cool
à savoir le contenu de la
copie était court mais relativement
rigolo.

Russe
(16/06/2005) :
Je suis sorti
de cette épreuve moyennement
content. Pourtant, j’ai pu
faire tout ce qui était prévu
mais l’ambiance était
trop studieuse (normal pour des
littéraires puisque c’était
la première langue, coef
4) et les surveillantes anormalement
collantes avec moi. Le feed-back
auquel je fais allusion à
l’épreuve suivante
explique sans doute cela.
Bref, j’ai pu boire ma bière
russe alors que l’alcool est
interdit dans le lycée et
particulièrement pendant
le bac, jouer avec mes dizaines
de carrés de chocolat et
me goinfrer de friandises. Le contenu
de la copie est moyennement drôle
car j’avoue ne pas avoir trop
préparé ce contenu,
me contentant de recopier les ingrédients
indiqués en russe sur l’emballage
de mon pop-corn.
Je pense déjà à
la dernière épreuve
écrite, le chinois.
A noter que je n’ai pas eu
de note en Russe puisque j’ai
été considéré
comme « absent ». La
surveillante a omis de me faire
signer la feuille de présence.
Je compte bien ne pas en rester
là et obtenir une note.

Chinois
(17/06/2005) :
C’est
après cette épreuve
que j’ai eu LE déclic.
J’ai compris que mon projet
de passer le bac en caméras
cachées sera un franc succès
ou ne sera pas.
En effet, aujourd’hui, pour
l’épreuve écrite
de chinois j’avais prévu
de me faire livrer une pizza par
un de mes complices. Malheureusement
ceci n’a pas fonctionné
car à peine avait-il frappé
à la porte qu’un employé
qui surveillait le couloir l’a
questionné et l’en
a empêché. Pour la
suite de l’histoire, je vous
invite à consulter son témoignage.
Mais ce qui est instructif est le
feed-back qu’a pu avoir mon
complice puisque mon prénom
et nom circulent dans tout le lycée.
Mon personnage y est connu comme
le loup blanc (enfin rouge) et le
proviseur pensait même me
convoquer pour savoir si tout ceci
était un canular ou bien
sérieux. Il a apparemment
préféré miser
sur cette dernière solution
et me laisser finir les épreuves
tranquillement. Tant mieux même
si un rendez-vous avec le proviseur
aurait pu être amusant.
L’idée que cette réputation
parvienne jusqu’à l’Académie
Nationale me traverse de plus en
plus l’esprit. J’en
saurai peut-être plus lors
de ma dernière épreuve
(orale) de français, dans
un autre lycée cette fois.
Concernant le chinois, j’ai
donc opté pour la solution
de secours qui consistait à
remplir ma copie de conneries et
coller une mèche des mes
cheveux rouge en guise de cheveux
d’ange, spécialité
culinaire chinoise. A noter également
que les surveillants ne m’ont
pas lâché de toute
l’épreuve en m’interdisant
le nounours sur la table dès
le début, en me retirant
presque mon unique et énorme
stylo pour écrire, en me
faisant remarquer que les cheveux
sur la copie n’était
pas une bonne idée, etc..
Pour l’anecdote, la pizza
n’ayant servi à rien,
je l’ai donnée au couple
de SDF non loin de chez moi.
BILAN PROVISOIRE
(17/06/2005
au soir) : Bientôt la quille
! et c’est tant mieux. En
ce vendredi 17 juin, il a fait affreusement
chaud, surtout dans le RER qui était
bondé de gens qui partaient
en RTT. La température dans
le RER dépassait les 40°
et ma tenue bionique de 3 couches
de vêtements récemment
chauffés par les capteurs
devant et les caméras derrière
m’ont liquéfié.
Mis à part ça, après
une bonne douche, je me sentais
en pleine forme et je suis prêt
à attaquer la der des der
des épreuves orales : le
français.

Oral
de Français-Littérature
(22/06/2005) :
Enfin un
homme pour me faire passer mon dernier
oral du bac. Force est de constater
qu’ils ont plus d’humour
que les femmes et qu’ils savent
se prendre un peu moins au sérieux
quand la situation l’impose.
Et là, la situation l’imposait.
Pour cet oral, je n’avais
aucun stress particulier. Je dois
être rôdé. Seule
la chaleur m’a mis des bâtons
dans les roues. Une chaleur «
caniculaire » (d’après
Meteo France) tant et si bien que
j’ai perdu 2 kilos tout net
en 12 heures. En arrivant –
en retard – à mon oral,
j’étais dégoulinant
de sueur. J’ai pu reprendre
mes esprits lors de la préparation
du texte de Victor Hugo que l’examinateur
m’a donné à
préparer. J’ai réalisé
à cet instant que pour un
tel projet, une équipe de
production pour gérer le
côté pratique et déplacements
n’aurait pas été
un luxe.
Pendant l’évaluation,
j’ai donc pu faire mes gags
sans problème. Celui de l’encens
s’est passé sans encombre.
L’examinateur m’a même
dit de ne pas être stressé.
Il compatissait mais prenait également
un malin plaisir à me poser
des questions auxquelles je répondais
volontairement à côté.
Lorsque l’oral fut terminé,
j’ai exprimé mon bonheur
de finir enfin ces épreuves
du bac 2005 en sortant une bouteille
de champagne dont j’ai fait
sauter le bouchon. J’avais
prévu de secouer la bouteille
et la faire mousser en montant sur
la chaise tel un pilote de course
sur le podium mais il faut savoir
que la salle dans laquelle j’étais
servait à 2 examinateurs
(dont le mien) et par conséquent
à 4 élèves
: 2 qui préparent pendant
que 2 autres passent. Je voulais
éviter de trop les déconcentrer
et les mouiller.

>>
BILAN DE SANTE DEFINITIF
: Je pensais qu’en ayant préparé
minutieusement mon projet comme
je l’ai fait, il serait relativement
aisé de passer 14 épreuves
du bac (épreuves de première
et terminale réunies) en
1 mois et demi. Mais, c’était
sans compter sur la chaleur, le
matériel que j’avais
sur moi qui, après quelques
heures de gravité, commençait
à me faire mal au dos et
les autres « surprises »
que je découvrais sur place
au fur et à mesure. Conséquence
: perte de poids significative,
2 vertèbres démises
et quelques douleurs musculaires,
particulièrement au dos.
Mais je ne regrette rien. Le résultat
sera, je pense, étonnant,
audacieux et divertissant et c’est
bien le principal.
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